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L'empreinte moderniste à Gijón

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modernisme

L’Espagne a été l’un des foyers alternatifs des avant-gardes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Seules les villes ayant un accès naturel à la mer et faisant du commerce avec d’autres nations, semblaient être perméables à ces nouveaux styles.

Le modernisme en fut un et c’est avec force qu’il est entré dans Barcelone (avec Gaudí), Saint Sébastien, Santander ou Gijón même, toutes des villes liées au commerce et à la mer. La bourgeoisie qui alimentait ces richesses a embrassé le modernisme et l’a converti en une partie de son héritage artistique urbain. Cela donne à Gijón un air différent de celui des autres villes : elle fait face aux vagues de la Mer Cantabrique et beaucoup de ses édifices anciens sont comme le bastion du bon goût esthétique d’une époque où il semblait ne pas y avoir de limites au progrès.

La bourgeoisie créait une ville qui reflétait son goût et au temps de la Restauration, le modernisme a bien joué son rôle. Et cela s’est surtout fait à partir de la décoration extérieure : les édifices étaient plus fonctionnels mais, pour les propriétaires leur façade et leur intérieur acquerraient un style axé sur le modernisme ainsi que sur d’autres voies associées comme l’Art Nouveau. C’est visible dans des rues comme la rue de Jovellanos, celles de Corrida, de San Bernardo, de Trinidad, de Cabrales, de Munuza, del Instituto ou de Moros. La plupart servent à structurer un voyage parmi ses auteurs, les architectes, qui ont œuvré pour ce goût bourgeois et avec lesquels nous pouvons tracer ce voyage. Concrètement, il y en cinq: Bellver, Graner Prat, Marín, Manuel del Busto et García de la Cruz.

Dans ces édifices, il y a beaucoup de traits définitoires du modernisme catalan, principale source d’inspiration et de commandes, ainsi qu’un berceau de bons architectes comme Rubio Bellver qui a construit l’église du Sagrado Corazón (1911) en utilisant de nombreux traits de Gaudí par définition, comme la profusion d’arcs polylobés et le type d’ornementation. Ici aussi et dans le reste des édifices de ce style, apparaissent deux traits supplémentaires qui lui appartiennent : l’utilisation de la figure féminine liée à la mythologie et au symbolisme naturel comme type de décoration ainsi que la nature comme source d’inspiration artistique. Un autre catalan recruté pour la modernisation gijonaise a été José Graner Prat, qui a débuté le siècle avec la construction de la maison où convergent les rues Merced et Jovellanos, très haute pour l’époque, conçue pour que les deux rues s’unissent esthétiquement par sa façade à partir d’ondes qui cassent la géométrie. La décoration en vagues lui confère un aspect bien différent et s’accorde parfaitement avec Gaudí.

En dehors de l’orbite catalane, Mariano Marín a été un autre architecte de cette trempe qui en 1901 a construit une maison à deux étages dans la rue Cabrales ; tant dans cet édifice que dans beaucoup d’autres maisons d’habitation, il a montré sa totale identification à l’Art Nouveau ainsi qu’une utilisation massive du verre (sur la même voie que les architectes et décorateurs français) dans les édifices et dans la décoration comme dans les galeries extérieures vitrées. Marín a également été un dévot de la forme féminine et de la nature. L’édifice à trois étages de la rue Corrida et à usage commercial est de lui.

Manuel del Busto est plus connu hors de Gijón: de son imagination ont surgi beaucoup de constructions qui rehaussent la ligne esthétique d’Oviedo mais, dans la ville côtière rivale, dans Gijón qui s’ouvrait au monde, il a laissé une partie de ses œuvres, comme dans la rue Cabrales où la façade conserve un élément moderniste comme les médaillons et les têtes ornementales qui donnaient un aspect plus « romain » et du dix-huitième en même temps. Il a utilisé la polychromie à profusion.

Mais, l’un des plus grands, de par sa profusion professionnelle et son séjour, est le remarqué Miguel García de la Cruz, converti avec le temps en architecte de la Mairie même de Gijón et qui a laissé plus d’empreintes que quiconque. À l’image de Barcelone et de Madrid, les symboles de la décoration urbaine ont été réalisés à dessein par un architecte. Les plus évidents sont les vieux kiosques de la ville, le Casino du Paseo de Begoña, l’Édifice Paquet (où il a pu renverser de nombreux courants historicistes qui ont dominé le XIXe siècle en Espagne et en Europe dans le domaine de l’architecture) ainsi que beaucoup d’autres maisons riches de Gijón. L’empreinte qu’il a laissée est beaucoup plus grande que celle de tout autre architecte et il est certain que, la ville doit beaucoup de ses restes architecturaux à cet auteur. Dans tous les édifices, il a construit avec des matériaux nobles, toujours au service d’une bourgeoisie qui payait ces excès pour les exhiber à la société. Face à l’austérité habituelle, cette classe sociale a utilisé des architectes comme García de la Cruz pour afficher leur richesse au monde et de la même manière, leur contribution à la beauté de la ville, toujours dans les canons du bon goût de l’époque. Le résultat est le Gijón actuel.

Guide d’édifices modernistes :

1. Église du Sagrado Corazón, de Rubio Bellver

2. Édifice Rue Jovellanos angle Rue La Merced, de José Graner Prat

3. Édifice 16, Rue del Instituto, de Miguel García de la Cruz

4. Édifice 43, Rue Cabrales, de Mariano Marín Magallón

5. Édifice 10, Rue Concepción Arenal, de Mariano Marín Magallón

6. Édifice 33, Rue Corrida, de Mariano Marín Magallón

7. Édifice 35, Rue Corrida, de Mariano Marín Magallón

8. Édifice 18, Rue Cabrales, de Manuel del Busto

9. Villa de Ladislao Menéndez, Place Europa, de Manuel del Busto

10. Ancien Café San Miguel, Place San Miguel, de Manuel del Busto

11. Édifice 55, Rue San Bernardo, de Manuel del Busto

12. Édifice Rue Fco. Tomás y Valiente, de Manuel del Busto

13. Édifice 5, Rue Begoña, de Manuel del Busto

14. Édifice 37, Rue Instituto, de Manuel del Busto

15. Édifice 3, Rue Moros, de Manuel del Busto

16. Édifice 1, Rue Corrida, de Miguel García de la Cruz

17. Édifice 8, Rue Corrida, de Miguel García de la Cruz

18. Édifice 32, Rue Paseo de Begoña, de Miguel García de la Cruz

19. Édifice 9, Rue Marqués de San Esteban, de Miguel García de la Cruz

20. Édifice 12, Rue Marqués de San Esteban, de Benigno Rodríguez

21. Édifice 82, Rue Cabrales, de Antonio Suardíaz

Palabras clave Turismo, 2013