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Gijón, beaucopu plus qu'une ville. Tout un paradis naturel à cinq minutes du centre ville.

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paisaje

Dotée de tous les services d’une ville, d’une vaste offre culturelle, gastronomique et sportive, Gijón possède aussi un enviable anneau vert que forment les 25 paroisses rurales qui représentent plus de 90% de la commune.

Nous pourrons y trouver de petites églises romanes, de grandes bâtisses de la noblesse locale et des «hórreos» centenaires, greniers typiques des Asturies. Ce sont les endroits par lesquels Jovellanos se promenait à cheval il y a 200 ans.

Nous démarrons notre parcours dans la paroisse de Lavandera. Nous y trouverons le chêne ou «carbayo» de Lavandera, monument naturel, dont on raconte que les branches ont dû être élaguées car elles envahissaient le clocher de l’église et menaçaient de le faire tomber. Les terres que nous sommes en train de parcourir sont un bon exemple de ce que furent les Asturies rurales. Il existe encore beaucoup de maisons de campagne traditionnelles, de fermes avec leurs étables, d’hórreos et de vergers où poussent les arbres fruitiers, parmi lesquels des orangers et des citronniers qui bénéficient du doux climat de ces vallées où c’est à peine si les gelées font acte de présence. C’est également ici que nous pourrons trouver les nombreuses «pommeraies» (plantations de pommiers), ainsi que plusieurs «llagares» (pressoirs) qui permettent la visite guidée de leurs installations.

Depuis la AS-248 on arrive à Fano, où l’on peut voir son intéressante église d’origine romane. L’église de San Juan est du XIIe siècle et a été évaluée et décrite minutieusement par Jovellanos. Elle possède une façade romane très développée, formée de quatre arcs qui s’appuient sur des colonnes aux fûts en partie torsadés, en partie lisses ; dans le pilastre du côté de l’épître (à droite du spectateur), il y a une niche avec un haut-relief représentant grossièrement Saint Jean. Durant la réhabilitation de 1930, l’abside semi-circulaire et l’arc triomphal ont disparu. Bien qu’elle ait souffert de sérieux dommages à cause de la guerre civile, elle a conservé ses parties les plus importantes.

En continuant vers Pola de Siero, on arrive à Quintana, la localité suivante qui présente un intérêt pour les nombreux «hórreos» et greniers, certains de grande valeur ethnographique, qui s’y dressent ainsi que pour le Palais des Valdés Sorribas également connus sous le nom de Valdés-Fano.

En limite de la commune de Siero, se trouve la paroisse de Valdornón, à caractère éminemment rural. Sans aucun doute, le joyau de la couronne est l’église paroissiale de Santa Eulalia de Valdornón. Elle a probablement été construite auXIIe siècle et reconstruite dans les années cinquante. Elle conserve dans son intérieur des éléments d’intérêt comme les chapiteaux des colonnes qui soutiennent les arcs de l’autel décorés de motifs végétaux et de scènes de monstres typiques de l’art roman. À l’extérieur de l’abside, une tête totémique taillée en pierre est conservée. Bien que d’origine inconnue, certains chercheurs l’associent à la culture indigène préromane.

Si nous reprenons notre chemin vers le centre ville, nous arriverons à l’église San Vicente de Caldones, restaurée et qui conserve des restes romans comme l’arche d’entrée de la fin du XIIe siècle. L’arc triomphal, bien qu’également roman, esquisse déjà l’ogive et présente des chapiteaux avec des figures animales et des motifs floraux. À côté, il y a le Palacio de los Vigil de Quiñones, édifice terminé en 1636. C’est un palais typique de la noblesse rurale asturienne bien qu’il ait subi quelques rénovations comme la transformation du balcon ouvert en mirador vitré.
Ce parcours à travers la partie sud-orientale de la commune nous fait découvrir le côté rural de Gijón et nous rapproche du passé pas si lointain de la principale ville de la Principauté des Asturies.

Conseil: Garez votre voiture et parcourez à pied «les caleyes» (chemins ruraux). Si de plus, quelque voisin vous invite à visiter sa ferme, ne passez pas à côté de l’opportunité. Il aura beaucoup d’anecdotes à vous raconter sur la vie rurale gijonaise. En plus, dans beaucoup de ces fermes, on continue d’élaborer le cidre pour la consommation familiale et vous pourrez profiter d’un «verre» tout en faisant une halte sur votre chemin.

Curiosité: Dans la paroisse de Caldones, au cours de sondages carbonifères en 1915, un puissant jet d’eau a surgi alertant les travailleurs. Il s’en suivit une terrible explosion qui fut entendue à plusieurs kilomètres à la ronde. La flambée fut telle que les voisins commencèrent à l’appeler «le briquet de Caldones». Il fallut cinq jours pour étouffer l’incendie dont on parle encore aujourd’hui.

Palabras clave Turismo, 2013